Exposition EN PERPÉTUELLE MÉTAMORPHOSE

MCH

MARIE CUERRIER-HÉBERT – Artiste

En perpétuel métamorphose, Marie Cuerrier-Hébert a fait ses études en enseignement et en arts visuels, d’abord à École Normale de St-Jérôme, puis à l’École des Beaux-Arts de Montréal et à l’UQAM. Toujours curieuse, elle poursuit des formations sous la tutelle du Frère Jérôme au Collège Notre-Dame et en initiation à l’art In Situ avec Diane Boudreault au Centre d’Arts Orford. En 1987, elle poursuit un stage en créativité sous la direction de Seymour Segal à UQAM. 1989-93 elle travaille intensément en tant qu’étudiante libre en peinture à l’UQAM sous la supervision de l’artiste Louisette Gauthier Mitchell.

Elle a très tôt quitté le monde de l’enseignement pour s’investir dans le métier d’artiste professionnelle tout en poursuivant une carrière en parallèle en tant que dentellière (1980-85 cours de dentelle aux fuseaux à Montréal et à Puy-en-Velay, France) Elle devient présidente de l’Association des Dentellières du Québec (1986-89) et de consultante auprès du Musée Colby-Curtis, Stanstead.

Elle a été boursière du MAACQ : Collectif In Situ 1992 / Aide aux artistes professionnels 1993.

Ses oeuvres figurent en édition, de nombreuses collections privées et publiques entre autre : Archives visuels Département Arts Visuels UQAM / University of Maryland U.S.A / Université de Sherbrooke / CRSBP livre d’art L’imprimerie au fil du temps, trophée Gutenberg 2000 / Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke / Musée Beaulne, Coaticook Hommage à Gaston Miron / Fondation J. Armand Bombardier / Collège militaire de Kingston, Ontario.

Sa liste de plus de 70 expositions en solo et en groupe s’échelonne sur près de 50 ans de carrière active.

 

LOUISETTE GAUTHIER-MITCHELL – Présidente d’honneur

Estrienne d’adoption (1998), cette artiste, diplômée de l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1968, a enseigné au Département d’arts plastiques à l’UQAM pendant près de 30 ans en menant parallèlement une carrière de peintre très active.

Musée des Beaux-Arts de Montréal en 1974, Musée d’art contemporain de Montréal en 1980, Centre d’arts Orford en 1992, Galerie Waddington Gorce en 1993, pour n’en citer que quelques unes. Mentionnons aussi plusieurs expositions collectives dont «La figuration dans l’art québécois» au Musée du Collège Saint-Laurent en 2000 ainsi qu’une importante exposition itinérante, de 2006 à 2008, «Présences figuratives», une sélection de sculptures des collections du Musée national des beaux-arts du Québec regroupant des oeuvres de trente artistes qui ont marqué la sculpture québécoise de 1940 à 1998.

Les oeuvres de Louisette Gauthier Mitchell se retrouvent dans plusieurs collections publiques dont celles des Musée national des beaux-arts du Québec, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Musée d’art contemporain de Montréal, Musée de Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Lavalin, Loto Québec.

Note : Marie Cuerrier-Hébert a d’abord connu Louisette Gauthier-Mitchell lors de ses études au Baccalauréat en enseignement des arts visuels à l’UQAM. Par la suite en tant qu’étudiante libre, elle a continué ses études en peinture sous la supervision de Mme Gauthier-Mitchell (1989-1993)

 

ANN BILODEAU – Commissaire d’exposition

Marie Cuerrier-Hébert est une artiste engagée qui se positionne continuellement devant les grandes questions qui préoccupent l’ensemble de l’humanité.

Tout au long de sa carrière, elle a développé une iconographie particulière autour des notions du temps, des cadences et de la pérennité. Cette iconographie se puise dans l’observation des objets provenant du quotidien, lesquels deviennent des symboles illustrant les scénographies de son imaginaire.

Marie Cuerrier-Hébert a choisi le dessin en tant qu’ armature supportant sa démarche créative. L’art du dessin figure très tôt dans son cheminement menant aux possibilités expressives de la représentation transformée.

Dans ce contexte, le corps et la chaire se présentent en instance d’actes transformateurs (métamorphose) invitant le spectateur à s’investir, voir à habiter une image. Ceci est renforcé par l’échelle des oeuvres. On y retrouve des objets et des personnages souvent de formats très près de la réalité, il s’agit d’un monde reconnaissable mais autre, invitant aux questionnements, à la rêverie.

Marie Cuerrier-Hébert a aussi mené une carrière de dentellière. En observant ses tableaux, on retrouve en filigrane, derrière le geste large et lyrique, une rigueur et une complexité de cadences, un deuxième niveau de structure et de composition en finesse.

Cet amalgame d’approches jumelé à une maîtrise des médiums et une palette riche et profonde lui permettent de produire des images qui nous habitent longuement.