Louis-Pierre Bougie

PortraitBougieParSzilasi
Louis-Pierre Bougie par Gabor Szilasi

Louis-Pierre Bougie est né à Trois-Rivières en 1946, il vit et travaille à Montréal. Après des études en gravure à L’école des Beaux-Arts de Montréal, Bougie complète sa formation dans plusieurs ateliers, notamment en France à l’Atelier Champfleury où il apprend les techniques de lithographie et chez Lacourière et Frélault où il travaille pendant plus de quinze ans et se spécialise en taille douce et en eau forte. Pendant plusieurs années, il effectue des séjours de travail et d’étude en France, au Portugal, en Pologne, en Irlande, en Finlande et à New York. Il est l’un des membres fondateurs de l’Atelier Circulaire, acteur important de la gravure au Québec. Ses oeuvres sont régulièrement exposées dans des galeries canadiennes, américaines et européennes et font partie de plusieurs collections publiques et privées notamment au Québec, au Canada, aux États-Unis et en France.

Louis-Pierre Bougie was born in Trois-Rivières in 1946. He lives and works in Montreal. After studying the art of printing in Montreal, Bougie finishes his training in many studios, notably in France et the Atelier Champfleury where he learns lithography and at Lacourière et Frélault where he worked for 15 years and specialized in intaglio and etching. For many years he works and studies in France, Portugal, Poland, Ireland, Finland and New York. He founded Atelier Circulaire which is an important actor in printmaking in Quebec. His works have often been exhibited in canadian, american and european galleries and are part of numerous public and private collections in Quebec, Canada, the United States and France.

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LaPesanteur
L’Apesanteur / Louis-Pierre Bougie, 2009. 43 x 34,7 cm

Les techniques de la gravure chez Louis-Pierre Bougie

Louis-Pierre Bougie produit depuis quelques années une oeuvre gravée et peinte considérable, qui fait appel aux techniques traditionnelles du burin, de l’aquatinte, du chine encollé, etc. pour les mettre au service d’un travail en taille douce résolument moderne. Bougie appartient à la grande lignée des Goya, Blake et Rops, etc., et, tout à la fois il a développé une technique originale du monotype, qui met à contribution les procédés de la gravure pour intégrer des dessins réalisés à partir de modèles vivants. On assiste alors à une inversion de la technique : le papier est déjà dessiné à la pierre noire et rehaussé à l’acrylique avant de recevoir l’image de la plaque : une planche de cuivre encrée, qui aura été tout simplement été mordue au préalable par des badigeons d’acide (des crachis ou « spit-bites ») et quelques éraflures au grattoir. L’impression sert plutôt à saisir le tout dans une transparence surnaturelle : à donner de la lumière, c’est bien ce que l’on entend par enluminure. Ainsi, chez Bougie, la gravure devient un procédé qui permet d’ouvrir, et de sceller un espace, où le désir et l’imagination se déposent autrement dans la matière corporelle, où la lumière (par rehauts et enluminures successives) fait remonter autrement l’apparaître et nous redonne une part de nous-mêmes.
Michaël La Chance